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JMJ 2008

«Vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins»

(Ac 1, 8) 

JMJ chants

Videos Clips

Missionnaires de la charité au JMJ 2005

JMJ 2008 Sydney en Vidéo, Audio ecc. ..

Missionnaires de la charité au JMJ 2008

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Le programme officiel des Journées Mondiales de la Jeunesse 2008

Événements des JMJ08

 

 

 

Le programme officiel des Journées Mondiales de la Jeunesse comprend une semaine d'activités ainsi qu'un certain nombre d'événements qui se tiennent au cours de l'année et de la semaine précédant le début des JMJ08.
Le Parcours de la Croix et de l'Icône est un événement clé de la préparation des Journées Mondiales de la Jeunesse 2008. Le Parcours a commencé le 1er juillet 2008 et se prolongera jusqu'au 15 juillet 2008. Vous pouvez suivre le Parcours sur notre site internet, en suivant l'itinéraire, en lisant le blog et en consultant notre galerie de photos.
Du jeudi 10 au lundi 14 juillet, les diocèses d'Australie accueilleront les pèlerins pour les Journées en diocèse.

Les jeunes du monde entier rejoindront les communautés locales pour prier et célébrer leur foi, découvrir non seulement Sydney mais aussi le reste de l'Australie, participer au renouveau de l'Église dans les lieux où ils seront accueillis ainsi que goûter à l'hospitalité australienne.
 

 

Mardi 15 juillet 2008

  • Messe d'ouverture célébrée par le Cardinal George Pell : 16h30 - 18h30 à Barangaroo
  • Manifestations du Festival de la Jeunesse Festival de la Jeunesse : 14h00 - 22h00 (sauf pendant la Messe d'ouverture) sur les sites du centre-ville

Mercredi 16 - vendredi 18 juillet 2008

  • Catéchèses (temps d'enseignement) : 9h00 - 12h00 OU 10h00 - 13h00 dans plus de 250 sites de l'agglomération de Sydney
  • Manifestations du Festival de la Jeunesse : 14h00 - 22h00 sur les sites du centre-ville

Jeudi 17 juillet 2008

  • Arrivée du Pape par bateau et accueil à Darling Harbour. Début à 14h45 sur la baie de Sydney et à Barangaroo
  • Catéchèses (temps d'enseignement) : 9h00 - 12h00 OU 10h00 - 13h00 dans plus de 250 sites de l'agglomération de Sydney
  • Manifestations du Festival de la Jeunesse : 14h00 - 22h00 (sauf pendant l'arrivée du Pape) sur les sites du centre-ville

Vendredi 18 juillet 2008

  • Catéchèses (temps d'enseignement) : 9h00 - 12h00 OU 10h00 - 13h00 dans plus de 250 sites de l'agglomération de Sydney
  • Chemin de Croix : reconstitution des derniers moments de la vie de Jésus : 15h00 - 18h00 à la Cathédrale St Mary, Barangaroo, Darling Harbour, sur le parvis de l'Opéra de Sydney, dans le Domain.
  • Manifestations du Festival de la Jeunesse : 14h00 - 22h00 (sauf pendant le Chemin de Croix) sur les sites du centre-ville

Samedi 19 juillet 2008

  • Marche des pèlerins vers l'hippodrome de Randwick avec la traversée du Sydney Harbour Bridge : départs à partir 5h30 du Sydney Harbour Bridge à Southern Cross Precinct par le centre-ville.
  • Veillée avec le Saint-Père et nuit à la belle-étoile : 19h00 - 21h00 sur l'hippodrome de Randwick

Dimanche 20 juillet 2008

  • Parcours du Pape en Papamobile, partant de Centennial Park à 9h
  • Messe de clôture célébrée par le Pape : 10h00 à Southern Cross Precinct (Hippodrome de Randwick et Centennial Park)
  • Annonce de la ville organisatrice des prochaines JMJ : 12h15
Manifestations du Festival de la Jeunesse : 12h30 - 17h à Southern Cross Precinct (Hippodrome de Randwick et Centennial Park)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

10 Saints Patrons pour les JMJ 2008

 

Ten inspirational people named the patrons for World Youth Day

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Ten inspirational saints and blesseds have been named the official patrons for World Youth Day Sydney 2008 (WYD08). A tradition of each World Youth Day, the 10 patrons have been chosen by the organisers and approved by the Vatican. An Australian artist, Richard de Stoop was commissioned to recreate their images.
"When deciding who should be the patrons, we focus on who would inspire young people," said Bishop Anthony Fisher OP, Coordinator WYD08.
"Not only do we look to saints, but those who are waiting to become saints - blesseds - and those who have had a particular influence on Australia's and Oceania's history.

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"We ask everyone to learn their stories, and understand that ordinary people can do extraordinary things through the Spirit of Christ. "We particularly urge young people to get to know and pray with our patrons," he said.
The patrons will be focused on during some of the major events, including the Evening Vigil at Randwick Racecourse.
The images are available online at the WYD08
WYD08 is expected to attract 500,000 to the Final Mass, presided by Pope Benedict XVI.
WYD08 is the first visit by Pope Benedict XVI to Australia.

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10 Saints Patrons pour les JMJ 2008:


1. Notre Dame de la Croix du Sud, Secours des Chrétiens


« Tout ce qu'il vous dira, faites-le » (Jn 2,5) Fête : 24 mai
Marie, Secours des Chrétiens, mère et vierge, est le modèle parfait pour tous, femmes et hommes. Marie est la patronne de l'Australie, sous le titre de 'Secours des Chrétiens', et du diocèse de Sydney dont la cathédrale porte son nom. Sous le titre de 'Notre Dame de la Croix du Sud' elle est aussi patronne du diocèse de Toowoomba et des JMJ08.
C'est à Notre Dame de la Croix du Sud que les pèlerins des JMJ08 sont encouragés à se consacrer dans l'esprit de la devise du Pape Jean-Paul II 'Totus Tuus' ('Je suis tout à toi, Marie') pendant le pèlerinage à la cathédrale au cours de la semaine des JMJ08.

Le nom de 'Croix du Sud' vient d'une constellation visible seulement depuis l'hémisphère sud. Marie est le Secours des Chrétiens car elle dirige tous les croyants vers le Fils de Dieu. Elle nous aide et intercède pour nous.

« Nous sommes confiants dans le fait que Marie, Mère de Jésus, sera avec nous et nous mènera vers son Fils. Par l'Esprit Saint, Marie conçoit et donne naissance à Jésus, prend soin de lui durant son enfance, le cherche quand elle le croit perdu, encourage Son premier miracle puis l'accompagne et le soutient jusqu'au bout, au pied de la croix, de la honte et de la souffrance. Elle se tient avec les Apôtres et les Disciples au jour de la Pentecôte quand la puissance de l'Esprit Saint vient donner naissance à l'Église.
Qui douterait que Marie, qui a accompagné le Fils de Dieu à chaque étape majeure de Sa vie, accompagne l'Église dans son développement et sa croissance comme Corps du Christ - Non seulement Marie, premier disciple de son Fils, accompagne et soutient l'Église, mais elle en est aussi la Mère.
Il nous incombe d'être un peuple saint uni dans l'amour. Le Pape Jean-Paul nous rappelle que l'Église repose sur la sainteté des membres du Christ, et que cette sainteté se comprend dans le mystère qui voit l'épouse répondre par le don de l'amour au don de l'Époux. Marie est entrée en premier dans cette sainteté qui constitue le mystère de l'Église. 'Modèle de Foi, de Charité et d'Union parfaite avec le Christ pour l'Église', elle montre le chemin. Le Saint-Père a notamment écrit : « Elle (Marie de Nazareth) nous précède tous sur la voie de la sainteté ; en sa personne l'Eglise atteint déjà à la perfection qui la fait sans tache ni ride. En ce sens, on peut dire que l'Église est mariale en même temps qu'apostolique et pétrinienne. »
Dieu est entré dans le monde par Marie, qui est 'pleine de grâce' (Luc 1,28) à la naissance de Jésus. Jésus a accompli Son premier miracle à sa requête. Elle était partie prenante de la Pentecôte lorsque le Saint-Esprit fut envoyé à l'Église naissante, accomplissant cette promesse 'Vous allez recevoir une force, celle de l'Esprit Saint qui descendra sur vous. Alors vous serez mes témoins' (Ac 1,8). Elle nous apprend à accepter que Dieu envoie, à travers nous, son Esprit sur le monde, afin qu'il soit 'exalté' (cf. Luc 1,46-55), qu'Il puisse être vu, connu, aimé et adoré. Les pèlerins des JMJ08 sont appelés à se consacrer à elle avec les mots de Jean-Paul II 'tout à toi', de sorte que Dieu puisse, par sa puissance de salut, transformer plus librement chacun d?entre nous et le monde. »
Marie Notre Dame de la Croix du Sud, Secours des Chrétiens - prie pour nous

 

2. Bienheureux Pier Giorgio Frassati (1901-1925)


« Vivre sans la foi, sans ce patrimoine à défendre, sans cette vérité à soutenir par une lutte de tous les instants, ce n'est plus vivre mais gâcher sa vie ! » Fête : 4 juillet
Bienheureux Pier Giorgio Frassati est très aimé des jeunes du monde entier pour sa personnalité dynamique et son engagement dans les œuvres caritatives par amour pour Jésus. Son amour des sports, l'attention qu'il accorde à ses amis et son travail auprès des pauvres font de ce jeune laïc décédé à 24 ans, un modèle idéal à proposer aux jeunes australiens. Lors de ses funérailles après une mort précoce, des centaines de familles se sont manifestées pour témoigner de son engagement envers elles. Sa défense de la justice sociale alors qu'il est étudiant fait de lui un véritable héros pour les jeunes pèlerins.
Pier Giorgio Frassati est né à Turin, en Italie, le samedi saint 6 avril 1901. Dès son plus jeune âge, il est connu pour avoir une profonde vie spirituelle qui se traduit par de nombreux actes de charité.

Nombreuses sont les anecdotes illustrant la générosité dont il faisait preuve quand il était enfant et son intime compréhension de la vertu de charité : donner ses chaussures à un enfant venu pieds nus demander l'aumône à sa porte ou encore revenir chez lui en courant après avoir fait don de l'argent destiné à payer son billet.

Les œuvres de charité de Pier Giorgio ne font que se multiplier lorsqu'il grandit. À sa remise de diplôme, à la fin du lycée, son père lui donne le choix de recevoir en récompense une voiture neuve ou la somme équivalente. Pier opte pour l'argent ; avec la somme obtenue, il loue une chambre pour une femme âgée expulsée de son appartement, trouve un logement pour un invalide atteint de tuberculose et prend soin des trois enfants d'une veuve malade et en deuil. En 1918, à l'âge de 17 ans, Pier rejoint la Société St Vincent de Paul et consacre la plus grande partie de son temps libre à servir les nécessiteux et les malades.

En plus de ses études et de ses œuvres de charité, Pier est aussi un activiste social passionné. En 1919, il adhère à la Fédération des étudiants catholiques et au Parti Populaire, organisation politique visant à promouvoir les enseignements de l'Église catholique. Pier donne également de son temps pour fonder un quotidien catholique, Momento, qui s'appuie sur les principes énoncés par le Saint-Pape Léon XIII dans son Encyclique sur les questions sociales et économiques, Rerum Novarum.

Pier, très ouvert par rapport à sa foi, a beaucoup d'influence sur la vie spirituelle de ses amis étudiants. Il encourage notamment plusieurs d'entre eux à participer à la retraite annuelle des étudiants organisé par des Jésuites. En 1922, il rejoint le Tiers-ordre laïque des Dominicains et choisit le nom de Girolamo, en hommage à son héros, le célèbre prêcheur dominicain et réformateur de la Renaissance de Florence.
À la fin du mois de juin 1925, Pier Georgio est victime d'une attaque de poliomyélite aiguë, contractée, selon les médecins, au contact des malades dont il prend soin. Sa maladie est à un stade trop avancée pour pouvoir être traitée et Pier Georgio meurt le 4 juillet 1925 à l'âge de 24 ans.
Les rues de la ville se remplissent de milliers de personnes en deuil, dont la plupart sont les pauvres et les nécessiteux que Pier avait servis si généreusement. Ils demandent à l'Archevêque de Turin d'ouvrir son procès de canonisation. Celui-ci débute en 1932 et Pier Georgio est béatifié le 20 mai 1990.
Le dynamisme de Bienheureux Pier Georgio ainsi que son sens de l'aventure et sa gaité attirent de nombreuses personnes à lui et, à travers sa foi, à Jésus Christ. Il démontre qu'une vie de charité au service de la justice peut être vécue dans la joie et dans la paix. Les pèlerins des JMJ08 peuvent lui demander de les aider à trouver leur vocation dans le Christ.
Bienheureux Pier Giorgio Frassati, témoin de la justice et de la charité - prie pour nous

3. Bienheureuse Mary MacKillop (1842-1909)


Mary MacKillop est la première Bienheureuse d'Australie. Dévouée au service des pauvres et des illettrés, elle est la fondatrice des Sœurs de St Joseph. Béatifiée en 1995 par le Pape Jean-Paul II à Sydney, ville abritant son sanctuaire dans le quartier de North Sydney, Mary MacKillop nous a laissé un incroyable héritage par sa générosité et sa détermination à répondre par la charité du Christ à tous les besoins de notre vaste continent. Son sanctuaire a été la première étape du Parcours de la Croix des JMJ et de l'Icône après leur arrivée en Australie et il sera aussi le point de départ de la Marche des pèlerins vers Southern Cross Precinct pour la Veillée et la Messe de clôture avec le Saint-Père.
La Bienheureuse Mary MacKillop, connue sous le nom de Mère Marie de la Croix, est née à Melbourne en 1842 dans une famille d'émigrants écossais. Aînée des enfants, elle assume beaucoup de responsabilités dans le foyer.

Quand le Père Julian Tennyson Woods fait la rencontre de Mary en 1861, il est frappé par son désir de se mettre au service de Dieu, et tous deux partagent l'idée, inhabituelle pour l'époque, que l'éducation catholique devrait être rendue accessible à tous les enfants.

Mary travaille au service du Christ et de Son Église dans toute l'Australie et en Nouvelle-Zélande, se déplaçant à cheval de Penola à Adélaïde, en passant par l'arrière-pays pour finalement s'installer à Sydney. À Penola, elle prend soin d'une petite fille aborigène délaissée ; elle voyage de nuit pour être au chevet d'une sœur mourante à Port Augusta et, à Kincumber, elle risque sa vie en traversant des eaux en crue pour rejoindre un enfant en train de mourir.
Elle est peut-être plus réputée encore comme co-fondatrice des Sœurs de St Joseph du Sacré Cœur avec le Père Julian. Leur mission principale est d'assurer l'éducation des jeunes enfants, avec une attention particulière apportée à la formation religieuse, tant au niveau des connaissances que de la pratique.

Au cours du siècle qui suit, les Sœurs de St Joseph ouvriront de nombreuses écoles à travers l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Elles travaillent aussi parmi les plus démunis de la manière qui leur semble la plus appropriée.
Le zèle des personnes saintes soulève souvent la critique. Mary n'y échappe pas : elle est victime des doutes et même de la jalousie de ceux qui l'entourent, y compris du clergé local et de certaines sœurs de sa propre communauté. Elle est notamment excommuniée par l'évêque d'Adelaïde, décision à laquelle elle réagit avec obéissance, diligence et confiance dans la Providence de Dieu. Le même évêque la réintégrera dans la communion avec l'Église avant de mourir, reconnaissant avec humilité sa grave erreur.
Avec l'âge, la santé de Mary se dégrade, mais elle ne laisse pas la maladie l'éloigner de son travail avec les sœurs pour les pauvres. Alors qu'elle est en visite auprès des communautés de Nouvelle-Zélande, elle a une attaque et est obligée de rentrer à Sydney où elle meurt le 8 août 1909.
Pour toutes ces raisons, Mère Mary MacKillop est un emblème de l'Église en Australie. Depuis sa mort, les Sœurs de St Joseph continuent de vivre selon sa devise : « Ne jamais voir un besoin sans chercher à y répondre. »
La vie de la Bienheureuse Mary MacKillop témoigne de son ouverture à l'action de l'Esprit Saint : elle exerce les fruits de bonté, de charité et de maîtrise de soi face aux nombreux obstacles. Demande à Mary de prier pour que tu obtiennes la grâce de recevoir et de répondre à la force de la Sainteté de Dieu dans cette grande Terre australe de l'Esprit Saint.
Bienheureuse Mary MacKillop, témoin des jeunes et des personnes mises à l'écart - prie pour nous

 

4. Saint Pierre Chanel (1803-1841)

« Dans une mission aussi difficile il faut que nous soyons des saints » Fête : 28 avril
Pierre Chanel est un prête missionnaire français mort en martyr sur l'île de Futuna et dont la dépouille fut exposée dans la Chapelle Villa Maria à Sydney pendant deux semaines avant d'être rapatriée en France pour être inhumée. Il est très approprié que ce « proto-martyr de l'Océanie » soit un des Patrons des premières Journées Mondiales de la Jeunesse organisées en Océanie, inspirant les jeunes de cette région à être « témoins [du Christ] jusqu'aux extrémités de la terre » (Ac 1,8).

Pierre Chanel est né le 12 juillet 1803 à Cuet en France. Enfant déjà, il fait preuve d'une piété et d'une intelligence qui attirent l'attention du prêtre de Cuet. C'est ainsi qu'il bénéficie d'un programme d'éducation parrainé par l'Église, à la suite duquel il entre au séminaire avant d'avant d'être ordonné prêtre en 1827. En 1831, Pierre entre chez les Maristes, dont la mission est d'évangéliser l'Océanie. Il exerce comme professeur au Séminaire de Belley pendant cinq ans et, en 1836, il est nommé supérieur d'un groupe de missionnaires Maristes s'apprêtant à partir pour le sud-ouest du Pacifique. Ils quittent la France le 24 décembre 1836 accompagnés de Monseigneur Jean-Baptiste Pompallier qui allait devenir le premier évêque de la Nouvelle-Zélande. 
Pierre est envoyé dans les îles de Wallis et Futuna. À son arrivée, il découvre que les guerres entre les tribus rivales et la pratique du cannibalisme ont réduit la population à quelques milliers de personnes et que les survivants sont profondément ancrés dans une religion prônant le culte de la terreur et des offrandes aux déités maléfiques.

Pierre travaille avec beaucoup d'assiduité, il apprend la langue locale, s'occupe des malades, baptise les mourants et se gagne ainsi la réputation d'avoir un cœur généreux. Son message de bonté et l'amour inconditionnel qu'il met dans son travail auprès des habitants, bien qu'initialement favorablement accueillis par le Roi Niuliki, ne tardent pas cependant à causer certains ressentiments. Le Roi Niuliki commence à penser que le christianisme menace son pouvoir de grand prêtre et éloigne son peuple des idoles.
Au petit matin du 28 avril 1841, Pierre est attaqué, battu et torturé par Musumusu, le guerrier favori du Roi, et un groupe de chefs de tribu, qui ont fomenté leur propre plan pour combattre l'influence grandissante du missionnaire. Pierre reçoit un coup de hache mortel à la tête. Sa dépouille est rapatriée en France et à Rome en passant par la Nouvelle-Zélande et l'Australie où elle est exposée à la Chapelle Villa Maria à Sydney pendant deux semaines.

Pierre est déclaré martyr et est béatifié en 1889. Le Pape Pie XII le canonise en 1954. En l'espace de seulement quelques années après la mort de St Pierre Chanel, les habitants de l'île de Futuna s'étaient presque tous convertis au catholicisme.
La vie de St Pierre Chanel est l'exemple même du don de force du Saint Esprit et du fruit de la bonté, qui sont requis de tous les jeunes, mais surtout des jeunes prêtres. Toi qui, par la force de l'Esprit Saint, es venu en témoin de Jésus Christ jusqu?aux extrémités de la terre, tu peux prier pour obtenir le zèle et la sagesse nécessaires pour avoir part à la nouvelle évangélisation.
St Pierre Chanel, témoin pacifique de la foi jusqu'à la mort - prie pour nous.

 

 

5. Bienheureux Peter To Rot (1912-1945)


Originaire de Papouasie-Nouvelle-Guinée, Peter To Rot est un laïc et un homme marié. Catéchiste brillant et intuitif, ce père de trois enfants est martyrisé pour sa foi dans un camp de concentration japonais à la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, à l'âge de 33 ans seulement. La volonté de ce jeune homme de témoigner, y compris jusqu'au martyre, est un signe de la disposition des peuples indigènes d'Océanie à vivre dans l'Esprit Saint.
Le Bienheureux Peter To Rot est né en 1912 à Rakunai en Papouasie-Nouvelle-Guinée, et est le premier natif de Papouasie-Nouvelle-Guinée à être béatifié. Il est le fils d'un chef de tribu mélanésien nommé Angelo To Puia et de son épouse Maria la Tumul, couple de la première génération de chrétiens de la région.
Dès son enfance, Peter se montre d'une nature très spirituelle, en plus d'être un élève brillant. C?est pour cette raison que le prêtre de la paroisse, le Père Emilio Jakobi, pense d'abord que Peter est peut-être appelé à être prêtre. Dieu a cependant d'autres projets pour le jeune homme. Il veut que ce dernier soit très proche de Lui, mais d'une manière différente.

À la demande de son père, Peter se forme comme catéchiste à l'âge de 18 ans afin de pouvoir aider les missionnaires dans leur travail. Il ne tarde pas à prendre des responsabilités dans le groupe.

Sa vocation lui permet d?amener son peuple à Dieu. Il met en place des leçons de catéchisme à Rakunai de même que des classes d'enseignement doctrinal et des temps de prière. Il aime avant tout faire la connaissance des gens et connaître leur vie quotidienne et les difficultés qu'ils rencontrent. À 24 ans, Peter épouse Paula la Varpit et de leur mariage naîtront trois filles. 
En 1942, la Papouasie-Nouvelle-Guinée est occupée par les Japonais. Les missionnaires et le personnel des missions sont emprisonnés dans des camps de concentration mais, comme Peter n'est pas au sens propre un missionnaire, il peut rester à Rakunai. Il se met à travailler encore plus dur pour l'Église, organisant des temps de prière, d'enseignement et de catéchisme, administrant le baptême et surtout conservant l'Eucharistie et la distribuant aux malades et aux mourants.
Tandis qu'au début de l'occupation, les Japonais ne bannissent pas complètement les pratiques catholiques, ils décident quelques temps plus tard d'interdire absolument tous types de rassemblement religieux et de cultes. Pour s'assurer le soutien des chefs locaux, ils réintroduisent la pratique de la polygamie.

Peter élève la voix pour défendre le caractère sacré du mariage et son importance dans le plan de Dieu. Il ne se contente pas de s'opposer aux Japonais mais aussi il se prononce publiquement contre son propre frère Joseph qui s'était déclaré en faveur de la réintroduction de la polygamie.
Peter est arrêté à cause de ses opinions. Beaucoup de membres de la communauté tentent de le faire sortir de prison mais, en 1945, il est exécuté par injection létale comme martyr de notre foi.
Peter est béatifié par le Pape Jean-Paul II le 17 janvier 1995 au cours d'une cérémonie dont le moment fort a sans doute été le chant interprété en anglais créole par son peuple pour lui rendre hommage, chant le qualifiant de "Yu strong na yu tru" ou "fort et intègre".
Pour les pèlerins des JMJ08, le Bienheureux Peter To Rot est un grand témoin du fruit spirituel de la générosité dans la diffusion de l'Évangile par l?enseignement et la prière. Par les dons de l'Esprit Saint que sont l'intelligence et la crainte de Dieu, la vie et la mort de Bienheureux Peter To Rot, t'invitent à honorer la sainteté de l'union sacramentelle entre un homme et une femme.
Bienheureux Peter To Rot, témoin de la famille et de la foi - prie pour nous

 

 

6. Bienheureuse Mère Teresa de Calcutta (1910-1997)


Mère Teresa de Calcutta est pour beaucoup le visage féminin de l'Église catholique moderne. En se mettant au service de ceux que la société a abandonnés, les plus pauvres d'entre les pauvres, Mère Teresa traduit l'amour en actes. Son esprit de générosité a amené de nombreuses personnes à la suivre et inspirera certainement les jeunes du monde à "aimer jusqu'à en souffrir" et à mettre ainsi leurs pas dans ceux de Jésus en sacrifiant leur vie aux autres. Mère Teresa ne connaissait pas de limites à l'amour du Christ exprimé dans son dévouement pour les plus pauvres des pauvres.
Agnès Gonxha Bojaxhiu voit le jour le 26 août 1910, à Skopje, en Macédoine, dans une famille d'origine albanaise. À l'âge de 12 ans, elle sait déjà que Dieu l'appelle à Lui donner sa vie et, à 18 ans, elle quitte sa famille pour entrer chez les Sœurs de Lorette, une congrégation irlandaise œuvrant principalement en Inde. Elle fait ses vœux le 24 mai 1931 et passe les premières années à enseigner au lycée St Mary. C'est dans les bidonvilles de Calcutta cependant, au cœur de la pauvreté et de la souffrance, que Mère Teresa entend l'appel à ne faire qu'un avec les pauvres et qu'elle commence une école en plein air dans les bidonvilles.

En 1950, Mère Teresa reçoit la permission du Vatican de fonder une congrégation diocésaine avec pour mission de s'occuper de tous ceux qui ont été rejetés par la société et qui, en conséquence, souffrent physiquement et émotionnellement. Les Missionnaires de la Charité sont créées et le premier hospice pour les mourants est ouvert en 1952.

 

Pendant les années 1970, en raison du nombre croissant d'adultes et d'enfants délaissés, la congrégation ouvre des maisons pour les lépreux, des orphelinats ainsi que des hospices gratuits dans des temples et des entrepôts abandonnés.

Dix ans plus tard, les Missionnaires de la Charité se sont répandues dans le monde entier avec une présence en Australie, en Europe, en Afrique et aux États-Unis. En 1982, Mère Teresa sauve 37 enfants pris au piège dans un hôpital à Beyrouth, influençant la signature d'un accord de cessez-le-feu entre l'armée israélienne et les Palestiniens. Elle se rend elle-même sur place avec des membres de la Croix Rouge, montrant ainsi son courage et sa persévérance à faire la volonté de Dieu. Elle continue à œuvrer dans le monde entier, travaillant en Ethiopie par exemple ou avec les victimes de la catastrophe de Tchernobyl, les rescapés du tremblement de terre en Arménie ou encore dans les pays communistes. En 1996, la congrégation compte 517 missions dans plus d'une centaine de pays.
Mère Teresa a reçu plusieurs récompenses pour son travail, notamment le Prix de la Paix du Pape Jean XXIII en 1971 et le Prix Nobel de la Paix en 1979. Elle a utilisé sa notoriété mondiale pour attirer l'attention du monde sur des questions morales et sociales importantes. Elle considérait que la pauvreté n'est pas seulement dans l'indigence mais aussi dans le fait de ne pas connaître l'amour du Christ.
Après un premier infarctus en 1983, sa santé se détériore sérieusement à partir de 1990. Suite à une crise de paludisme et à un arrêt cardiaque, elle abandonne ses responsabilités à la tête de la communauté en mars 1997. Mère Teresa meurt le 5 septembre 1997, une semaine seulement après son 87ème anniversaire.
Bienheureuse Teresa de Calcutta n'était pas qu'une religieuse Missionnaire de la Charité, mais une missionnaire de la charité au sens propre, le feu de la charité du Christ. Elle a vécu cela tout en supportant avec patience une très longue nuit de la foi. Les pèlerins des JMJ08 peuvent lui demander de voir Jésus en tous ceux qu'ils rencontrent et de protéger la dignité de chaque personne de sa conception jusqu'à sa mort.
Bienheureuse Teresa de Calcutta, témoin des pauvres et des mourants - prie pour nous

 

7. Sainte Thérèse de Lisieux


« C'est l'amour seul qui compte », Fête : 1er octobre
Sainte Thérèse est la plus jeune des "docteurs" (enseignants) de l'Eglise à l'âge de 24 ans et elle a été un temps la Sainte Patronne de l'Australie. Patronne des missions et religieuse carmélite contemplative, elle incarne le lien qui existe entre une vie qui, se reposant sur la force du Christ, lui rend témoignage et porte du fruit, et la nécessité de s'abandonner à Dieu comme un enfant. La visite de ses reliques en Australie en 2002 a révélé combien elle était aimée dans ce pays.
Ste Thérèse de Lisieux est née en France en 1873. Elle est l'une des neuf enfants de Louis et Zélie Martin. A l'âge de quatre ans, Thérèse perd sa mère, atteinte d'un cancer. Elle a neuf ans quand sa sœur aînée Pauline entre au Monastère des Carmélites à Lisieux. Envahie par une grande solitude et par la détresse, elle tombe gravement malade, souffrant de maux de tête constants, d'insomnie, de la fièvre, du délire et d'hallucinations. Aucun traitement ne semble efficace jusqu'à ce jour du 13 mai 1883 où un miracle se produit. Thérèse se tourne vers une statue de la Vierge Marie et prie pour son rétablissement lorsque soudain elle voit le visage de Notre Dame rayonner de "bonté et amour". Le sourire de notre Bienheureuse Mère l'a guérie ! Avant même d'atteindre dix ans, Thérèse a compris la mission de sa vie : s'occuper du salut des âmes.
À peine âgée de 15 ans, elle demande à entrer au couvent des Carmélites. Le refus qu'elle essuie alors ne la dissuade pour autant et elle finit par se rendre à Rome pour aller voir le Pape et lui demander la permission de devenir religieuse.
D?abord réticent, le Pape donne finalement son accord et, un an plus tard, Thérèse est admise au couvent des Carmélites. Elle passera le reste de sa vie cloîtrée. Thérèse voyait en Dieu un Père tendre et aimant qui se réjouit des plus petits actes de charité. Elle faisait preuve d'un abandon presque parfait, voire même d?une confiance audacieuse, dans le Seigneur.
Thérèse meurt le 30 septembre 1897 en promettant aux générations futures de passer son ciel à faire du bien sur la terre : « Je ferai tomber une pluie de roses sur la terre ». Sa vie témoigne d'une simplicité et d'une confiance totale en Dieu, qui, vécues dans la charité, surpassent largement l'impression d'abandon.
Ste Thérèse est un merveilleux exemple pour les jeunes parce qu'elle nous montre que le chemin de la sainteté, unique pour chacun, passe par des actes très simples de charité et de confiance. Elle affirme que « c'est l'amour seul qui compte ». Les pèlerins des JMJ08 peuvent demander son intercession pour obtenir la grâce de s'abandonner à la Providence de Dieu, à Sa Puissance dans leur "petitesse".
Saint Thérèse de Lisieux, témoin de la confiance et de la simplicité - prie pour nous.

 

8. Sainte Maria Goretti (1890-1902)


« Pour l'amour de Jésus je lui pardonne et j'aimerais qu'il vienne avec moi au paradis » Fête : 6 juillet
Maria Goretti est une jeune fille italienne qui refusa de compromettre sa chasteté aux désirs pressants d'un ami de sa famille, qui finit par la tuer d'une manière brutale et sauvage. Touché par son témoignage, il se convertit au christianisme, et à la surprise générale, il est présent aux côtés de la mère de Maria lors de la canonisation de cette dernière. Martyre et "témoin" de la chasteté au XXème siècle, elle nous donne un exemple merveilleux de la victoire puissante et simple du Christ dans un monde qui a tant besoin d'un tel témoignage.
Patronne de la Jeunesse, Maria Teresa Goretti est née en 1890 à Corinaldo en Italie. Elle est la deuxième des sept enfants de Luigi Goretti et Assunta Carlini, un couple de la campagne luttant pour s'en sortir financièrement. En 1899, Luigi Goretti décide de déménager avec sa famille pour aller vivre à Ferriere di Conca près de la ville actuelle de Latina. La famille s'installe alors dans un immeuble qu'elle partage avec une autre famille : Giovanni Serenelli et son fils adolescent, Alessandro.

Maria n'a que neuf ans lorsque son père meurt du paludisme et elle développe très vite une grande force et maturité. Elle s'occupe de la maison et prend soin de ses cinq jeunes frères et sœurs pendant que sa mère travaille dans les champs. Sa volonté de fer contribue à faire d'elle une sainte martyre, tout comme les paroles de sa mère qu'elle chérit au plus profond de son cœur : "ne commets jamais de péchés, quel que soit le prix à payer."

Le 5 juillet 1902, Alessandro Serenelli, âgé de 19 ans, trouve Marie, alors 11 ans, cousant toute seule et veillant sur sa petite sœur Teresa endormie. Après de nombreuses tentatives manquées, Serenelli essaye une nouvelle fois d'imposer à Maria une relation sexuelle en menaçant de la tuer si elle ne se soumet pas à lui. Maria implore Alessandro en lui répétant qu'il risque la damnation éternelle.

Alessandro commence alors à étrangler Maria qui continue de refuser de se plier à sa volonté en insistant qu'elle préfère mourir plutôt que de se donner à lui. De rage Alessandro la poignarde 11 fois. Presque sans vie, Maria se traîne vers la porte pendant que son agresseur se rue une fois de plus sur elle, lui infligeant trois autres coups de couteau.


Maria subit une opération mais elle finit par succomber à ses blessures. Au lendemain de l'attaque, le prêtre de la paroisse de Nettuno lui offre le viatique (la Sainte Communion pour les mourants) et lui demande si elle pardonne à Alessandro. Elle répond alors : « Oui, oui ! Pour l'amour de Jésus je lui pardonne et j'aimerais qu'il vienne avec moi au paradis ».
Le 6 juillet 1902, après 20 heures d'une grande souffrance, Maria s'éteint.
Alessandro Serenelli est condamné à 30 ans de prison. Il passe les huit premières années de sa peine sans manifester aucun repentir pour son crime. Mais, le 10 octobre 1910, Alessandro révèle que tandis qu'il était couché dans sa cellule Maria Goretti lui est apparue dans un rêve et lui a tendu un bouquet de lys blancs qui se sont transformés en flammes dans ses bras. Peu après il reconnaît sa culpabilité et l'innocence et la vertu de sa victime.


Maria est canonisée le 24 juin 1950 par le Pape Pie XII. La mère de Maria et son meurtrier sont tous deux présents lors de la cérémonie.
Malgré son jeune âge, Ste Maria Goretti a fait preuve des dons du juste jugement et de la crainte de Dieu. Les pèlerins des JMJ08 peuvent prier pour obtenir la grâce de vivre avec modestie et d'exprimer un amour et une affection purs dans leurs relations.
Sainte Maria Goretti, témoin de la chasteté et du pardon - prie pour nous

 

9. Sainte Faustine Kowalska (1905-1938)


« Jésus, j'ai confiance en Vous » Fête : 5 octobre
Ste Faustine Kowalska était une religieuse polonaise de la congrégation de Notre-Dame de la Miséricorde. Jésus lui demande de devenir l'apôtre et la secrétaire de la miséricorde divine, un modèle de miséricorde envers les autres et un instrument pour révéler le plan d'amour de Dieu pour le monde. Elle meurt à l'âge de 33 ans et pourtant son Petit Journal est devenu un grand classique de la littérature religieuse, porteur d'un message magnifique pour les pèlerins des JMJ08. Elle est la première sainte canonisée du troisième millénaire !

Ste Faustine est née Helena Kowalska, à Glogowiec en Pologne, le 25 août 1905. Elle est la troisième des dix enfants de Marianna et Stanislaw Kowalski. Elle ne va à l'école primaire que pendant trois ans et quitte la maison à l'âge de 15 ans pour travailler en tant que domestique afin de soutenir financièrement sa famille.

C'est à l'âge de sept ans qu'elle entend pour la première fois l'appel à entrer au couvent. À 18 ans, elle demande à ses parents la permission de devenir religieuse mais elle interprète leur refus comme un signe que la vie religieuse n'est pas sa vocation. Cependant, l'appel de Dieu se fait persistant, et, un jour, lors d'un bal, Faustine reçoit la vision du Seigneur souffrant qui lui demande : "Combien de temps encore devrais-je vous supporter et combien de temps encore allez-vous me repousser ?"
À partir de ce moment-là, elle peut entendre clairement la voix de Dieu - et Dieu lui demande ce jour-là de se rendre à Varsovie et d'entrer au couvent dans cette ville. Elle est cependant éconduite par de nombreux couvents, ce qui teste sa patience, avant d'être finalement admise dans la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde.

Dès l'âge de 20 ans et durant le reste de sa vie, Ste Faustine travaille comme cuisinière, jardinière et portière. Si sa vie est en apparence très ordinaire, elle entretient toutefois des conversations intimes avec Dieu et avec Notre Dame, qu'elle retranscrit dans son journal qui ne sera publié qu'après sa mort.
Elle subit des combats spirituels et physiques. Non seulement elle a des doutes sur sa vocation mais sa vie spirituelle est également tourmentée. Ces difficultés la font cependant grandir dans la confiance en Dieu et dans son amour pour la Vierge Marie.
A l'âge de 31 ans, elle contracte la tuberculose. Elle ne peut lutter contre la maladie, mais, grâce à son immense courage et à sa grande confiance en Dieu, elle offre sa maladie en sacrifice pour les personnes qui ne peuvent ou savent pas le faire pour elles-mêmes.


Elle meurt le 5 octobre 1938. Sa mission, exprimée dans le nom de sa congrégation, fut d'annoncer aux autres la grande miséricorde et l'amour infini de Dieu pour nous.
La vie de Ste Faustine montre aux pèlerins des JMJ08 comment utiliser le don de science de l'Esprit Saint, mettant avec fidélité le message de la miséricorde Divine au service de toute l'humanité. Les pèlerins des JMJ08 peuvent lui demander la grâce de pouvoir prier en toute sincérité les mots « Jésus, j'ai confiance en Toi». Tu peux prier en particulier pour obtenir la certitude que le pardon de Jésus te libèrera du fardeau des péchés et de la culpabilité, à travers le Sacrement de réconciliation.

Sainte Faustine, témoin de la miséricorde et de la compassion de Dieu - prie pour nous

 

 

10. Le Serviteur de Dieu Jean-Paul II (1920-2005)


« N'ayez pas peur ! »
Serviteur de Dieu et père des Journées Mondiales de la Jeunesse, le Pape Jean-Paul II a visité l'Australie en 1986 et 1995. Très aimé, il continue d'inspirer toute une génération de jeunes qui ressentiront sa présence et demanderont son intercession pendant les JMJ08. C'est lui qui confia aux jeunes du monde la Croix des JMJ et l'Icône et qui, dans son âge avancé, donna confiance et espoir à la jeunesse, restant toujours jeune d'esprit et percevant dans les jeunes la présence du Christ et l'avenir de l'Église.
Karol Józef Wojtyla est né le 18 mai 1920 à Wadowice dans le sud de la Pologne. Benjamin des trois enfants de Karol Wojtyla et Emilia Kaczorowska, il vit une enfance heureuse jusqu'à l'âge de neuf ans, lorsque sa mère meurt, laissant à son père le soin de l'élever.

Pendant sa jeunesse, Karol est un très bon athlète, acteur, philosophe et dramaturge. Il poursuit l'étude de ces centres d'intérêt à l'université Jagiellonienne de Cracovie. Pendant l'occupation nazie en 1939, ses études sont brutalement interrompues par l'interpellation et la déportation de ses professeurs à Sachsenhausen. Il continue cependant d'étudier dans la clandestinité et de mener des activités de résistance contre les Nazis.

De 1940 à 1944, pour gagner sa vie et éviter d'être déporté en Allemagne Karol trouve un emploi comme ouvrier dans une carrière de calcaire, puis comme vendeur. En 1941, son père, dernier survivant de la famille Wojtyla, meurt. Karol a alors 20 ans.

Un an après la mort de son père, Karol s'inscrit au séminaire clandestin dirigé par l'Archevêque de Cracovie, le Cardinal Sapieha. Il est ordonné prêtre le 1er novembre 1946. Le 28 septembre 1958, il devient le plus jeune évêque de Pologne à l'âge de 38 ans et, en décembre 1963, le Pape Paul VI le nomme Archevêque de Cracovie. En 1967, il est fait cardinal. En 1978, il est élu 264ème Pontife, devenant ainsi le premier Pape d'origine non-italienne depuis Adrien VI (Pape d'origine hollandaise, 1522-1523) et aussi le plus jeune Pape depuis Pie IX en 1846. Il n'a effet que 58 ans.
Plusieurs thèmes marquent le pontificat de Jean-Paul II : l'appel universel à la sainteté, l'espoir qu'il met dans les jeunes, la dévotion envers Marie, Mère de Dieu, une défense diligente de la dignité de la vie de l'être humain de sa conception jusqu'à sa mort ; tous présentés avec humour, charisme et une personnalité très attachante.


En 2003, le Pape Jean-Paul II est nominé pour le Prix Nobel de la Paix pour récompenser son opposition, toute sa vie, à l'oppression communiste et sa contribution à la construction du monde actuel. Durant son pontificat, il parcourt plus d'un million de kilomètres en dehors de l'Italie, visitant plus de 126 pays. Parlant couramment dix langues, il est connu comme le Père des Journées Mondiales de la Jeunesse. Il écrit plus d'encycliques et proclame plus de bienheureux et de saints qu'aucun autre pape avant lui.
Après avoir survécu à une tentative d'assassinat en 1981, c'est finalement la maladie de Parkinson qui affaiblit cet homme sportif. Le 2 avril 2005 à 21h37, heure de Rome, le Pape Jean-Paul II décède dans ses appartements tandis que des dizaines de milliers de fidèles veillent sur la Place Saint-Pierre. Une foule de plus de deux millions de personnes dans le Vatican et plus d'un milliard de catholiques dans le monde entier ainsi que nombre de non-catholiques portent son deuil. Plus de 4 millions de personnes viennent vénérer son corps exposé dans la Basilique St Pierre, pour ce qui deviendra l'un des plus grands pèlerinages de l'histoire du Christianisme. Aujourd'hui, on l'appelle souvent Jean-Paul le Grand !
La vie du Serviteur de Dieu qu'était Jean-Paul II est un exemple merveilleux pour les jeunes, sur qui il comptait. Le message qu'il leur adresse reste actuel : "N'ayez pas peur !" Étant lui-même passé par des moments de désespoir et ayant connu la mort, son espérance toujours resplendissante édifie le cœur des hommes. Jean-Paul II nous montre comment répondre au mal par le bien, comment choisir la vie. Les pèlerins des JMJ08 peuvent s'adresser à lui avec confiance et lui demander de les rendre capables de saisir la vérité, et ainsi saisir la liberté. 
Serviteur de Dieu le Pape Jean-Paul II, Père des Journées Mondiales de la Jeunesse - prie pour nous

 

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Les Papes parle à la jeunesse

Jesus Has a Message for Youth

" Oser l'amour " en suivant l'exemple des saints

«Vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins» ...

 

Jesus Has a Message for Youth, Pope Benedict XVI

VATICAN CITY, JUNE 23, 2008 (Zenit.org).- Benedict XVI is telling youth that by opening themselves to the gaze of Christ, they will discover that they are infinitely loved. The Pope affirmed this in a video message for youth who attended the 49th International Eucharistic Congress. The congress ended Sunday in Quebec City. In the French- and English-language message, the Holy Father told the young people:

"Do not forget that the Sunday Eucharist is a loving encounter with the Lord that we cannot do without. When you recognize him 'at the breaking of bread,' like the disciples at Emmaus, you will become his companions. He will help you to grow and to give the best of yourselves.

"Remember that in the bread of the Eucharist, Christ is really, totally and substantially present. It is therefore in the mystery of the Eucharist, at Mass and during silent adoration before the Blessed Sacrament of the altar, that you will meet him in a privileged way." The Bishop of Rome encouraged the...

 

 

" Oser l'amour " en suivant l'exemple des saints

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"Comme je vous ai aimés, vous aussi 
aimez-vous les uns les autres " (Jn 13, 34).

Chers jeunes,
À l'occasion de la XXIIe Journée Mondiale de la Jeunesse, qui sera célébrée dans les diocèses lors du prochain Dimanche des Rameaux, je voudrais proposer à votre méditation les paroles de Jésus: " Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres " (Jn 13, 34).


Est-il possible d'aimer?

Toute personne éprouve le désir d'aimer et d'être aimée. Pourtant, qu'il est difficile d'aimer, et combien d'erreurs et d'échecs dans l'amour! Certains en viennent même à douter que l'amour soit possible. Mais si des manques d'affection ou des déceptions sentimentales peuvent faire penser que l'amour est une utopie, un rêve inaccessible, faut-il pour autant se résigner? Non, l'amour est possible et le but de mon message est de contribuer à raviver en chacun de vous, qui êtes l'avenir et l'espérance de l'humanité, la confiance dans l'amour véritable, fidèle et fort; un amour qui engendre paix et joie; un amour qui relie les personnes, leur permettant de se sentir libres, dans le respect mutuel. Permettez-moi donc de parcourir avec vous un itinéraire en trois temps à la " découverte " de l'amour.


Dieu, source de l'amour

Le premier temps concerne la source du véritable amour, qui est unique: Dieu. Saint Jean le met bien en évidence lorsqu'il affirme que " Dieu est amour " (1 Jn 4, 8.16). À ce point, il ne veut pas simplement dire que Dieu nous aime, mais que l'être même de Dieu est amour. Nous sommes là devant la plus lumineuse révélation de la source de l'amour qu'est le mystère trinitaire: en Dieu, un et trine, il existe un éternel échange d'amour entre les personnes du Père et du Fils, et cet amour n'est pas une énergie ou un sentiment, mais une personne, l'Esprit Saint.


La Croix du Christ révèle pleinement l'amour de Dieu

Comment se manifeste à nous Dieu-amour? Nous en sommes au deuxième temps de notre itinéraire. Même si déjà, dans la création, les signes de l'amour divin sont clairs, la révélation plénière du mystère intime de Dieu est advenue avec l'Incarnation, quand Dieu lui-même s'est fait homme. Dans le Christ, vrai Dieu et vrai Homme, nous avons connu l'amour dans toute sa signification. En effet, comme je l'ai écrit dans l'encyclique Deus caritas est, " la véritable nouveauté du Nouveau Testament ne consiste pas en des idées nouvelles, mais dans la figure même du Christ qui donne chair et sang aux concepts B un réalisme inouï ! " (n. 12). C'est sur la Croix que la manifestation de l'amour divin est totale et parfaite, comme l'affirme saint Paul: " La preuve que Dieu nous aime, c'est que le Christ est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs " (Rm 5, 8). Chacun d'entre nous peut donc dire sans peur de se tromper : " Le Christ m'a aimé et s'est livré pour moi " (cf. Ep 5, 2). Rachetée par son sang, aucune vie humaine n'est inutile ou sans valeur, parce que nous sommes tous aimés personnellement de Lui, d'un amour passionné et fidèle, d'un amour sans limites. La Croix, folie pour le monde, scandale pour de nombreux croyants, est au contraire " sagesse de Dieu " pour ceux qui se laissent toucher jusqu'au fond de leur être, " car la folie de Dieu est plus sage que l'homme, et la faiblesse de Dieu est plus forte que l'homme " (1 Co 1, 24-25). Plus encore, le Crucifié, qui porte à jamais après sa Résurrection les marques de sa passion, met en lumière les " caricatures " et les mensonges de Dieu qui s'affublent d'un visage de violence, de vengeance et d'exclusion. Le Christ est l'Agneau de Dieu qui prend sur lui le péché du monde et qui extirpe la haine du cœur de l'homme. Telle est la véritable " révolution " opérée par Lui: l'amour.


Aimer le prochain comme le Christ nous aime

Nous voici maintenant arrivés au troisième temps de notre réflexion. Sur la Croix, le Christ crie: " J'ai soif " (Jn 19, 28), révélant ainsi son ardente soif d'aimer et d'être aimé par chacun de nous. C'est seulement si nous parvenons à comprendre la profondeur et l'intensité d'un tel mystère que nous nous rendons compte de la nécessité et de l'urgence d'aimer à notre tour " comme " Il nous a aimés. Cela comporte l'engagement, si c'est nécessaire, de donner aussi sa vie pour ses frères, en étant soutenus par l'amour du Christ. Déjà dans l'Ancien Testament, Dieu avait dit: " Tu aimeras ton prochain comme toi-même " (Lv 19, 18), mais la nouveauté du Christ consiste dans le fait qu'aimer comme Lui nous a aimés signifie aimer tous les autres, sans distinction, y compris ses ennemis, " jusqu'au bout " (cf. Jn 13,1).
Témoins de l'amour du Christ
Je voudrais maintenant m'arrêter sur trois lieux de la vie quotidienne où vous êtes particulièrement appelés, chers jeunes, à manifester l'amour de Dieu. Le premier lieu est l'Église qui est notre famille spirituelle, composée de tous les disciples du Christ. Vous souvenant de ses paroles: " Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c'est l'amour que vous aurez les uns pour les autres " (Jn 13,35), soutenez, par votre enthousiasme et votre charité, les activités des paroisses, des communautés, des mouvements ecclésiaux et des groupes de jeunes auxquels vous appartenez. Manifestez votre sollicitude en recherchant le bien d'autrui, dans la fidélité aux engagements que vous avez pris. N'hésitez pas à renoncer avec joie à certains loisirs, acceptez de bon cœur les sacrifices nécessaires, témoignez de votre amour fidèle pour Jésus, annonçant son Évangile tout spécialement aux jeunes de votre âge.


Se préparer à l'avenir

Le deuxième lieu où vous êtes appelés à exprimer l'amour et à grandir en lui concerne la préparation de votre avenir. Si vous êtes fiancés, Dieu a un projet d'amour sur votre avenir de couple et de famille, et il est donc essentiel que vous le découvriez avec l'aide de l'Église, libres du préjugé courant selon lequel le christianisme, avec ses commandements et ses interdits, met des obstacles à la joie de l'amour et empêche en particulier de goûter pleinement au bonheur que l'homme et la femme recherchent dans leur amour réciproque. L'amour de l'homme et de la femme est à l'origine de la famille humaine, et le couple que forment un homme et une femme a son fondement dans le dessein originel de Dieu (cf. Gn 2, 18-25). Apprendre à s'aimer comme couple est un chemin merveilleux, qui requiert toutefois un apprentissage exigeant. La période des fiançailles, fondamentale pour la construction d'un couple, est un temps d'attente et de préparation, qui doit être vécu dans la chasteté des gestes et des paroles. Cela permet de mûrir dans l'amour, dans la prévenance et dans l'attention à l'autre; cela aide à exercer la maîtrise de soi, à développer le respect de l'autre, caractérisant l'amour véritable, qui ne recherche pas d'abord sa propre satisfaction ni son confort personnel. Dans la prière commune, demandez au Seigneur qu'il garde votre amour, qu'il le fasse grandir et qu'il le purifie de tout égoïsme. N'hésitez pas à répondre généreusement à l'appel du Seigneur, car le mariage chrétien est une authentique et véritable vocation dans l'Église. De la même façon, chers jeunes, soyez prêts à dire " oui " si Dieu vous appelle à le suivre sur le chemin du sacerdoce ministériel ou de la vie consacrée. Votre exemple sera un encouragement pour de nombreux autres jeunes de votre âge qui sont à la recherche du véritable bonheur.
Croître dans l'amour chaque jour
Le troisième lieu de l'engagement qu'implique l'amour concerne la vie quotidienne, avec ses multiples relations. Je pense notamment à la famille, aux études, au travail et aux loisirs. Chers jeunes, cultivez vos talents, non seulement pour obtenir une position sociale, mais aussi pour aider les autres " à grandir ". Développez toutes vos capacités, non seulement pour devenir plus " compétitifs " et plus " performants ", mais pour être des " témoins de la charité ". Parallèlement à votre formation professionnelle, faites l'effort d'acquérir des connaissances religieuses qui vous seront utiles pour accomplir votre mission de manière responsable. En particulier, je vous invite à approfondir la doctrine sociale de l'Église, pour que, par ses principes, elle inspire et éclaire votre action dans le monde. Que l'Esprit Saint vous rende inventifs dans la charité, persévérants dans vos engagements et audacieux dans vos initiatives, pour contribuer à l'édification de la " civilisation de l'amour ". L'horizon de l'amour est vraiment illimité: c'est le monde entier!


" Oser l'amour " en suivant l'exemple des saints

Chers jeunes, je voudrais vous inviter à " oser l'amour ", à ne désirer rien de moins pour votre vie qu'un amour fort et beau, capable de faire de toute votre existence un joyeux accomplissement du don de vous-mêmes à Dieu et à vos frères, à l'exemple de Celui qui, par l'amour, est à jamais vainqueur de la haine et de la mort (cf. Ap 5,13). L'amour est la seule force capable de changer le cœur de l'homme et l'humanité entière, en rendant fructueux les rapports entre hommes et femmes, entre riches et pauvres, entre cultures et civilisations. C'est de cela que témoigne la vie des saints, qui, véritables amis de Dieu, sont le canal et le reflet de cet amour originaire. Apprenez à mieux les connaître, confiez-vous à leur intercession, cherchez à vivre avec eux. Je voudrais simplement citer Mère Teresa, qui, parce qu'elle s'est empressée de répondre au cri du Christ " J'ai soif ", cri qui l'avait profondément touchée, a commencé à accueillir les mourants dans les rues de Calcutta, en Inde. L'unique désir de sa vie est alors devenu d'étancher la soif d'amour de Jésus, non par des mots, mais par des actes concrets, en reconnaissant son visage défiguré, assoiffé d'amour, dans le visage des plus pauvres parmi les pauvres. La Bienheureuse Teresa a mis en pratique l'enseignement du Seigneur : " Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait " (Mt 25, 40). Et le message de cet humble témoin de l'amour divin s'est répandu dans le monde entier.

Le secret de l'amour

Chacun de vous, chers amis, est appelé à atteindre ce même degré d'amour, mais seulement en recourant à l'indispensable soutien de la Grâce divine. Seule l'aide du Seigneur nous permet en effet d'échapper à la résignation devant l'ampleur de la tâche à accomplir et nous donne le courage de réaliser ce qui est humainement inconcevable. L'Eucharistie est par-dessus tout la grande école de l'amour. En participant régulièrement et avec dévotion à la Messe, en prenant de longs temps d'adoration en présence de Jésus Eucharistie, il est plus facile de comprendre la longueur, la largeur, la hauteur, la profondeur de son amour, qui surpasse toute connaissance (cf. Ep 3, 17-18). En partageant le pain eucharistique avec nos frères de la communauté ecclésiale, nous sommes poussés, comme le fit la Vierge avec Élisabeth, à concrétiser « en hâte » l'amour du Christ dans un généreux service envers nos frères. 
Vers la rencontre de Sydney
À ce sujet, l'exhortation de l'apôtre Jean est éclairante: " Mes enfants, nous devons aimer non pas avec des paroles et des discours, mais par des actes et en vérité. En agissant ainsi, nous reconnaîtrons que nous appartenons à la vérité " (1 Jn 3, 18-19). Chers jeunes, c'est dans cet esprit que je vous invite à vivre la prochaine Journée Mondiale de la Jeunesse avec vos évêques dans vos différents diocèses. Elle constituera une étape importante vers la rencontre de Sydney, dont le thème sera: " Vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins " (Ac 1, 8). Que Marie, Mère du Christ et de l'Église, vous aide à faire résonner partout le cri qui a changé le monde : " Dieu est amour ! ". Je vous accompagne de ma prière et vous bénis de tout cœur.

Du Vatican, le 27 janvier 2007.

Message Du Saint-Père Aux Jeunes Du Monde À L'Occasion De La XXIIe Journée Mondiale De La Jeunesse 2007

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

«Vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins»

 

 

 

 

«Vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins» (Ac 1, 8).

Chers jeunes,


1. La XXIIIe Journée Mondiale de la Jeunesse

Je me souviens toujours avec grande joie des différents moments que nous avons passés ensemble à Cologne en août 2005 . À la fin de cette inoubliable manifestation de foi et d'enthousiasme, qui demeure gravée en mon esprit et en mon cœur, je vous ai donné rendez-vous pour la prochaine rencontre qui aura lieu à Sydney en 2008. Ce sera la XXIIIe Journée mondiale de la Jeunesse et elle aura pour thème: «Vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins» (Ac 1, 8). Le fil conducteur de la préparation spirituelle pour le rendez-vous de Sydney est l'Esprit Saint et la mission. Si en 2006, nous nous sommes arrêtés pour méditer sur l'Esprit Saint comme Esprit de vérité, en 2007 nous avons cherché à découvrir plus profondément l'Esprit d'amour, pour nous acheminer ensuite vers la Journée mondiale de la Jeunesse de 2008, en réfléchissant sur l'Esprit de force et de témoignage, qui nous donne le courage de vivre l'Évangile et l'audace de le proclamer. Il est donc fondamental que chacun de vous les jeunes, dans sa communauté et avec ses éducateurs, puisse réfléchir sur le Protagoniste de l'histoire du salut qu'est l'Esprit Saint, ou Esprit de Jésus, pour parvenir aux buts élevés suivants: reconnaître la véritable identité de l'Esprit, d'abord en écoutant la Parole de Dieu dans la Révélation biblique; prendre conscience lucidement de sa présence continue, active, dans la vie de l'Église, en particulier en redécouvrant que l'Esprit Saint se présente comme "âme", souffle vital de la vie chrétienne, grâce aux sacrements de l'initiation chrétienne - Baptême, Confirmation et Eucharistie; devenir ainsi capable de mûrir une compréhension de Jésus toujours plus approfondie et plus joyeuse, et en même temps de réaliser une mise en pratique efficace de l'Évangile à l'aube du troisième millénaire. Par ce message, je veux vous offrir une trame de méditation à approfondir durant cette année de préparation qui vous permettra de vérifier la qualité de votre foi dans l'Esprit Saint, de la retrouver si elle est perdue, de la fortifier si elle est affaiblie, de la goûter comme compagnie du Père et du Fils Jésus Christ, précisément grâce à l'action indispensable de l'Esprit Saint. N'oubliez jamais que l'Église, et même l'humanité qui vous entoure et qui vous attend dans l'avenir, compte beaucoup sur vous les jeunes, parce que vous avez en vous le don suprême du Père, l'Esprit de Jésus.


2. La promesse de l'Esprit Saint dans la Bible

L'écoute attentive de la Parole de Dieu en ce qui concerne le mystère et l'œuvre de l'Esprit Saint nous ouvre à de grandes et stimulantes connaissances, qui se résument dans les points suivants.
Peu avant son Ascension, Jésus dit à ses disciples: «Et moi, je vais envoyer sur vous ce que mon Père a promis» (Lc 24, 49). Cela s'est réalisé le jour de la Pentecôte, lorsqu'ils étaient réunis en prière au Cénacle avec la Vierge Marie. L'effusion de l'Esprit Saint sur l'Église naissante fut l'accomplissement d'une promesse de Dieu beaucoup plus ancienne, annoncée et préparée tout au long de l'Ancien Testament.
En effet, dès les premières pages, la Bible évoque l'esprit de Dieu comme un souffle «qui planait au-dessus des eaux» (Gn 1, 2) et précise que Dieu insuffla dans les narines de l'homme un souffle de vie (cf. Gn 2, 7), lui donnant ainsi la vie elle-même. Après le péché originel, l'esprit vivifiant de Dieu se manifestera sous différentes formes dans l'histoire des hommes, suscitant des prophètes pour inciter le peuple élu à revenir vers Dieu et à observer fidèlement ses commandements. Dans la célèbre vision du prophète Ézéchiel, Dieu fait revivre par son esprit le peuple d'Israël, représenté par des «ossements desséchés» (cf. 37, 1-14). Joël prophétise une «effusion de l'esprit» sur tout le peuple, dont nul n'est exclu: «Après cela - écrit l'Auteur sacré ", je répandrai mon esprit sur toute créature... Même sur les serviteurs et sur les servantes je répandrai mon esprit en ces jours-là» (3, 1-2).
À la «plénitude des temps» (cf. Ga 4, 4), l'ange du Seigneur annonce à la Vierge de Nazareth que l'Esprit Saint, «puissance du Très-Haut», descendra sur elle et la prendra sous son ombre. Celui qu'elle enfantera sera donc saint et appelé Fils de Dieu (cf. Lc 1, 35). Selon l'expression du prophète Isaïe, le Messie sera celui sur qui reposera l'Esprit du Seigneur (cf. 11, 1-2; 42, 1). C'est précisément cette prophétie que Jésus reprit au début de son ministère public, dans la synagogue de Nazareth: « L'Esprit du Seigneur - dit-il devant ses auditeurs étonnés - est sur moi, parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction. Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu'ils sont libres, et aux aveugles qu'ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur» (Lc 4, 18-19; cf. Is 61, 1-2). S'adressant aux personnes présentes, il s'appliquera à lui-même ces paroles prophétiques en affirmant: «Cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit» (Lc 4, 21). Et encore, avant sa mort sur la croix, il annoncera à plusieurs reprises à ses disciples la venue de l'Esprit Saint, le "Consolateur", dont la mission sera de lui rendre témoignage, d'assister les croyants, de les enseigner et de les conduire vers la Vérité tout entière (cf. Jn 14, 16-17. 25-26; 15, 26; 16, 13).


3. La Pentecôte, point de départ de la mission de l'Église

Au soir de sa résurrection, apparaissant à ses disciples, Jésus «répandit sur eux son souffle et il leur dit: "Recevez l'Esprit Saint"» (Jn 20, 22). Avec encore plus de force, l'Esprit Saint descendit sur les Apôtres le jour de la Pentecôte: «Soudain, il vint du ciel un bruit pareil à celui d'un violent coup de vent - lit-on dans les Actes des Apôtres - : toute la maison où ils se tenaient en fut remplie. Ils virent apparaître comme une sorte de feu qui se partageait en langues et qui se posa sur chacun d'eux» (2, 2-3).
L'Esprit Saint renouvela intérieurement les Apôtres, les revêtant d'une force qui leur donna l'audace d'annoncer sans peur: «Le Christ est mort et il est ressuscité!» Libérés de toute peur, ils commencèrent à parler avec assurance (cf. Ac 2, 29; 4, 13; 4, 29. 31). Ces pêcheurs craintifs de Galilée étaient devenus de courageux annonciateurs de l'Évangile. Même leurs ennemis ne comprenaient pas comment «des hommes quelconques et sans instruction» (Ac 4, 13) pouvaient faire preuve d'un tel courage et supporter avec joie les contrariétés, les souffrances et les persécutions. Rien ne pouvait les arrêter. À tous ceux qui cherchaient à les contraindre au silence, ils répondaient: «Quant à nous, il nous est impossible de ne pas dire ce que nous avons vu et entendu» (Ac 4,20). C'est ainsi qu'est née l'Église, qui, depuis le jour de la Pentecôte, n'a cessé de répandre la Bonne Nouvelle «jusqu'aux extrémités de la terre» (Ac 1, 8).


4. L'Esprit Saint, âme de l'Église et principe de communion

Mais pour comprendre la mission de l'Église, nous devons revenir au Cénacle où les disciples restèrent ensemble (cf. Lc 24, 49), priant avec Marie, la "Mère", dans l'attente de l'Esprit promis. C'est de cette icône de l'Église naissante que toute communauté chrétienne doit en permanence s'inspirer. La fécondité apostolique et missionnaire n'est pas d'abord le résultat de méthodes et de programmes pastoraux savamment élaborés et "efficaces", mais le fruit de l'incessante prière communautaire (cf. Paul VI, Exhort. apost. Evangelii nuntiandi , n. 75). En outre, l'efficacité de la mission présuppose que les communautés soient unies, à savoir qu'elles aient «un seul cœur et une seule âme» (Ac 4, 32), et qu'elles soient disposées à témoigner de l'amour et de la joie que l'Esprit Saint répand dans le cœur des fidèles (cf. Ac 2, 42). Le Serviteur de Dieu Jean-Paul II écrivait qu'avant même d'être une action, la mission de l'Église est un témoignage et un rayonnement (cf. Encycl.Redemptoris missio , n. 26). C'est ce qui se passait au début du christianisme, quand les païens, écrit Tertullien, se convertissaient en voyant l'amour qui régnait entre les chrétiens: «Voyez - disent-ils - comme ils s'aiment» (cf. Apologétique, n. 39 § 7).
En concluant ce rapide aperçu sur la Parole de Dieu dans la Bible, je vous invite à remarquer combien l'Esprit Saint est le don le plus grand que Dieu fait à l'homme, et donc le témoignage suprême de son amour pour nous, un amour qui s'exprime concrètement comme un «oui à la vie» que Dieu veut pour chacune de ses créatures. Ce «oui à la vie» prend sa forme la plus accomplie en Jésus de Nazareth et dans sa victoire sur le mal par la rédemption. À ce propos, n'oublions jamais que l'Évangile de Jésus, en raison même de l'Esprit, ne se réduit pas à une simple constatation, mais qu'il veut devenir «bonne nouvelle pour les pauvres, libération pour les prisonniers, retour à la vue pour les aveugles...». C'est ce qui s'est produit avec vigueur le jour de la Pentecôte, devenant pour l'Église une grâce et un devoir envers le monde, sa mission prioritaire.
Nous sommes les fruits de cette mission de l'Église par l'action de l'Esprit Saint. Nous portons en nous le sceau de l'amour du Père en Jésus Christ qu'est l'Esprit Saint. Ne l'oublions jamais, parce que l'Esprit du Seigneur se souvient toujours de chacun et qu'il veut, en particulier à travers vous les jeunes, susciter dans le monde le vent et le feu d'une nouvelle Pentecôte.


5 L'Esprit Saint, «Maître intérieur»

Chers jeunes, aujourd'hui encore l'Esprit Saint continue donc à agir avec puissance dans l'Église et ses fruits sont abondants dans la mesure où nous sommes disposés à nous ouvrir à sa force rénovatrice. C'est pourquoi il est important que chacun de nous Le connaisse, qu'il entre en relation avec Lui et qu'il se laisse guider par Lui. Mais à ce point, une question surgit naturellement: qui est l'Esprit Saint pour moi? Pour de nombreux chrétiens en effet, Il est encore le «grand inconnu». Voilà pourquoi, en nous préparant à la prochaine Journée mondiale de la Jeunesse, j'ai voulu vous inviter à approfondir votre connaissance personnelle de l'Esprit Saint. Dans la profession de foi, nous proclamons: «Je crois en l'Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie; il procède du Père et du Fils» (Symbole de Nicée-Constantinople). Oui, l'Esprit Saint, esprit d'amour du Père et du Fils, est Source de vie qui nous sanctifie, «puisque l'amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l'Esprit Saint qui nous a été donné» (Rm 5, 5). Cependant il ne suffit pas de le connaître; il faut L'accueillir comme le guide de nos âmes, comme le «Maître intérieur», qui nous introduit dans le Mystère trinitaire, parce que Lui seul peut nous ouvrir à la foi et nous permettre d'en vivre chaque jour en plénitude. C'est Lui qui nous pousse vers les autres, allumant en nous le feu de l'amour, et qui nous rend missionnaires de la charité de Dieu.
Je sais bien toute l'estime et tout l'amour envers Jésus que vous, les jeunes, vous portez dans votre cœur et combien vous désirez Le rencontrer et parler avec Lui. Rappelez-vous donc que c'est précisément la présence de l'Esprit en nous qui atteste, qui constitue et qui construit notre personne sur la Personne même de Jésus crucifié et ressuscité. Devenons donc familiers de l'Esprit Saint pour l'être aussi de Jésus.


6 Les Sacrements de la Confirmation et de l'Eucharistie

Alors, me direz-vous, comment nous laisser renouveler par l'Esprit Saint et comment grandir dans notre vie spirituelle? La réponse est, vous le savez, que cela est possible par les Sacrements, car la foi naît et se fortifie grâce aux Sacrements, en particulier ceux de l'initiation chrétienne: le Baptême, la Confirmation et l'Eucharistie, qui sont complémentaires et inséparables (cf.Catéchisme de l?Église Catholique , n. 1285). Cette vérité sur les trois Sacrements qui sont à l'origine de notre être chrétien est sans doute négligée dans la vie de foi de nombreux chrétiens, pour lesquels ce sont des gestes accomplis dans le passé, sans incidence réelle sur le présent, comme des racines sans sève vitale. Il arrive qu'une fois la Confirmation reçue, des jeunes s'éloignent de la vie de foi. Il y a également des jeunes qui ne reçoivent même pas ce sacrement. C'est pourtant par les sacrements du Baptême, de la Confirmation et, de manière continuée, par l'Eucharistie, que l'Esprit Saint nous rend fils du Père, frères de Jésus, membres de son Église, capables de rendre un vrai témoignage envers l'Évangile, de goûter la joie de la foi.
Je vous invite donc à réfléchir sur ce que je vous écris. Il est particulièrement important aujourd'hui de redécouvrir le sacrement de la Confirmation et d'en retrouver la valeur pour notre croissance spirituelle. Que celui qui a reçu les sacrements du Baptême et de la Confirmation se souvienne qu'il est devenu «temple de l'Esprit»: Dieu habite en lui. Qu'il en soit toujours conscient et fasse en sorte que le trésor qui est en lui porte des fruits de sainteté. Que celui qui est baptisé, mais qui n'a pas encore reçu le sacrement de la Confirmation, se prépare à le recevoir en sachant qu'il deviendra ainsi un chrétien «accompli», parce que la Confirmation parfait la grâce baptismale (cf. CCC , nn. 1302-1304).
La Confirmation nous donne une force spéciale pour témoigner de Dieu et pour le glorifier par toute notre vie (cf. Rm 12, 1); elle nous rend intimement conscients de notre appartenance à l'Église, «Corps du Christ», dont nous sommes tous des membres vivants, solidaires les uns des autres (cf. 1 Co 12,12-25). Tout baptisé peut apporter sa contribution à l'édification de l'Église en se laissant guider par l'Esprit, grâce aux charismes qu'Il donne, car «chacun reçoit le don de manifester l'Esprit en vue du bien commun» (1 Co 12, 7). Et quand l'Esprit agit, il apporte dans l'âme ses fruits, qui sont «amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, humilité et maîtrise de soi» (Ga 5, 22). À ceux d'entre vous qui n'ont pas encore reçu le sacrement de la Confirmation, j'adresse une invitation cordiale à se préparer à l'accueillir, en demandant l'aide de leurs prêtres. C'est une occasion de grâce toute particulière que le Seigneur vous offre: ne la laissez pas passer!
Je voudrais encore ajouter une parole sur l'Eucharistie. Pour croître dans la vie chrétienne, il est nécessaire de se nourrir du Corps et du Sang du Christ: en effet, nous sommes baptisés et confirmés en vue de l'Eucharistie (cf.CCC , 1322; Exhort. apost. Sacramentum caritatis , n. 17). «Source et sommet» de la vie ecclésiale, l'Eucharistie est une «Pentecôte perpétuelle», parce que chaque fois que nous célébrons la Messe, nous recevons l'Esprit Saint, qui nous unit plus profondément au Christ et qui nous transforme en Lui. Chers jeunes, si vous participez fréquemment à la célébration eucharistique, si vous prenez un peu de votre temps pour l'adoration du Saint-Sacrement, alors, de la Source de l'amour qu'est l'Eucharistie, vous sera donnée la joyeuse détermination à consacrer votre vie à la suite de l'Évangile. Vous ferez en même temps l'expérience que là où nous ne réussissons pas par nos propres forces, l'Esprit Saint vient nous transformer, nous remplir de sa force et faire de nous des témoins remplis de l'ardeur missionnaire du Christ ressuscité.


7 La nécessité et l'urgence de la mission

Bien des jeunes regardent leur vie avec appréhension et se posent de nombreuses questions sur leur avenir. Et ils se demandent avec préoccupation: comment nous insérer dans un monde marqué par des injustices et des souffrances nombreuses et graves? Comment réagir face à l'égoïsme et à la violence qui semblent parfois l'emporter? Comment donner tout son sens à la vie? Comment faire en sorte que les fruits de l'Esprit que nous avons rappelés précédemment, «amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, humilité et maîtrise de soi» (n. 6), inondent notre monde blessé et fragile, le monde des jeunes en particulier? À quelles conditions l'Esprit vivifiant de la première création et surtout de la seconde création, ou rédemption, peut-il devenir l'âme nouvelle de l'humanité? N'oublions pas que plus le don de Dieu est grand - et celui de l'Esprit de Jésus est éminent - plus est grand le besoin du monde de le recevoir et donc grande et passionnante la mission de l'Église d'en donner un témoignage crédible. Et vous les jeunes, par la Journée mondiale de la Jeunesse, d'une certaine façon vous attestez votre volonté de participer à cette mission. À ce propos, il me tient à cœur de vous rappeler, chers amis, quelques vérités de base sur lesquelles méditer. Une fois encore, je vous répète que seul le Christ peut combler les aspirations les plus intimes du cœur de l'homme; Lui seul est capable d'humaniser l'humanité et de la conduire à sa «divinisation». Par la puissance de son Esprit, Il répand en nous la charité divine qui nous rend capables d'aimer notre prochain et prêts à nous mettre à son service. L'Esprit Saint éclaire, nous révélant le Christ mort et ressuscité; il nous indique la route pour devenir davantage semblables à Lui, à savoir pour être «expression et instrument de l'amour qui émane de lui» (Encycl. Deus caritas est , n. 33). Et celui qui se laisse guider par l'Esprit comprend que se mettre au service de l'Évangile n'est pas une option facultative, parce qu'il perçoit combien il est urgent de transmettre aussi aux autres cette Bonne Nouvelle. Cependant, il convient de le rappeler encore, nous ne pouvons être des témoins du Christ que si nous nous laissons guider par l'Esprit Saint, qui est «l'agent principal de l'évangélisation» ( Evangelii nuntiandi , n. 75) et «le protagoniste de la mission» (Redemptoris missio , n. 21). Chers jeunes, comme l'ont rappelé à maintes reprises mes vénérés Prédécesseurs Paul VI et Jean-Paul II, annoncer l'Évangile et témoigner de sa foi est aujourd'hui plus que jamais nécessaire (cf.Redemptoris missio , n. 1). Certains pensent que présenter le précieux trésor de la foi aux personnes qui ne la partagent pas signifie être intolérants à leur égard, mais il n'en est pas ainsi, car proposer le Christ ne signifie pas l'imposer (cf. Evangelii nuntiandi , n. 80). D'ailleurs, cela fait deux mille ans que douze Apôtres ont donné leur vie afin que le Christ soit connu et aimé. Depuis lors, l'Évangile continue à se répandre au cours des siècles grâce à des hommes et à des femmes animés par le même zèle missionnaire. C'est pourquoi, aujourd'hui encore, des disciples du Christ n'épargnent ni leur temps, ni leur énergie pour servir l'Évangile. Il faut que des jeunes se laissent embraser par l'amour de Dieu et qu'ils répondent généreusement à son appel pressant, comme tant de jeunes bienheureux et saints l'ont fait dans le passé, mais aussi à des époques plus récentes. En particulier, je vous assure que l'Esprit de Jésus vous invite aujourd'hui, vous les jeunes, à porter la belle nouvelle de Jésus aux jeunes de votre âge. L'indéniable difficulté des adultes à rejoindre de manière compréhensible et convaincante le monde des jeunes peut être un signe par lequel l'Esprit entend vous pousser, vous les jeunes, à prendre en charge cette tâche. Vous connaissez les idéaux, les langages, ainsi que les blessures, les attentes, et le désir du bien qu'ont les jeunes de votre âge. S'ouvre à vous le vaste monde des affections, du travail, de la formation, de vos souhaits, de la souffrance des jeunes... Que chacun de vous ait le courage de promettre à l'Esprit Saint d'amener un jeune à Jésus Christ, selon le moyen qui lui semble le meilleur, en sachant «rendre compte de l'espérance qui est en lui, avec douceur» (cf. 1 P 3, 15).
Mais pour atteindre ce but, chers amis, soyez saints, soyez missionnaires, parce qu'on ne peut jamais séparer la sainteté de la mission (cf. Redemptoris missio , n. 90). N'ayez pas peur de devenir des saints missionnaires comme saint François-Xavier, qui a parcouru l?Extrême Orient en annonçant la Bonne Nouvelle jusqu'à l'extrémité des ses forces, ou comme sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, qui fut missionnaire sans avoir quitté son Carmel: l'un comme l'autre sont «Patrons des Missions». Soyez prêts à mettre en jeu votre vie pour illuminer le monde avec la vérité du Christ; pour répondre avec amour à la haine et au mépris de la vie; pour proclamer l'espérance du Christ ressuscité en tout point de la terre.


8. Invoquer une «nouvelle Pentecôte» sur le monde

Chers jeunes, je vous attends nombreux en juillet 2008 à Sydney. Ce sera une occasion providentielle de faire pleinement l'expérience de la puissance de l'Esprit Saint. Venez nombreux, pour être un signe d'espérance et un soutien précieux pour les communautés de l'Église en Australie, qui se préparent à vous accueillir. Pour les jeunes du pays qui nous accueillera, ce sera une opportunité exceptionnelle d'annoncer la beauté et la joie de l'Évangile à une société à bien des égards sécularisée. L'Australie, comme toute l'Océanie, a besoin de redécouvrir ses racines chrétiennes. Dans l'exhortation post-synodale Ecclesia in Oceania , Jean-Paul II écrivait: «Par la puissance du Saint-Esprit, l'Église en Océanie se prépare à une nouvelle évangélisation des peuples qui aujourd'hui ont soif du Christ... La première priorité pour l?Église en Océanie, c'est de procéder à une nouvelle évangélisation» (n. 18).
Je vous invite à consacrer du temps à la prière et à votre formation spirituelle en cette dernière étape du chemin qui nous conduit à la XXIIIe Journée mondiale de la Jeunesse , afin qu'à Sydney, vous puissiez renouveler les promesses de votre Baptême et de votre Confirmation. Ensemble, nous invoquerons l'Esprit Saint, demandant avec confiance à Dieu le don d'une Pentecôte renouvelée pour l'Église et pour l'humanité du troisième millénaire.
Que Marie, réunie en prière au Cénacle avec les Apôtres, vous accompagne durant ces mois et qu'elle obtienne pour tous les jeunes chrétiens une nouvelle effusion de l'Esprit Saint qui embrase vos cœurs. Rappelez-vous que l'Église a confiance en vous! Nous les Pasteurs, nous prions en particulier pour que vous aimiez et fassiez aimer Jésus toujours plus et que vous marchiez à sa suite fidèlement. Dans ces sentiments, je vous bénis tous avec une grande affection.
De Lorenzago, le 20 juillet 2007.

BENEDICTUS PP. XVI